Aix : un implant cardiaque testé sur l’homme

C’est l’anomalie cardiaque la plus fréquente, un problème qui concernerait 1 % de la population mondiale, et jusqu’à 8 % des plus de 60 ans. L’insuffisance mitrale – un « défaut » de fermeture de la valve qui, dans le coeur, sépare le ventricule de l’oreillette gauches – lorsqu’elle se manifeste (essoufflement, tachycardie…) peut nécessiter une intervention chirurgicale et la pose, dans certains cas d’un implant, dit Carpentier, pour contraindre la valve à mieux fermer.

La technique, employée depuis plus de 30 ans, nécessite une intervention très lourde – le patient est mis en circulation extracorporelle – et elle n’est pas parfaite. « Dans 5 à 10 % des cas, il y a une fuite résiduelle qui ne peut que s’aggraver avec le temps, et apparaît parfois immédiatement après l’opération« , explique Daniele Zanotti, le directeur général de Kephalios…